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Du 1er au 30 septembre 2026, lONSSA mène une campagne gratuite de vaccinatior antirabique destinée aux chiens et aux chats ayant un propriétaire,
Vacciner contre la rage est nécessaire. Personne ne le conteste
Mais une question simple se pose : pourquoi l’argent public sert-il à vacciner gratuitement des animaux qui ont déjà un propriétaire, alors que les animaux errants eux, restent sans véritable prise en charge durable ?
Avoir un animal, c’est une responsabilité
Lorsqu’on choisit d’avoir un chien ou un chat, on doit assumer ses soins, sa vaccination, son identification et veliller à sa reproduction
La collectivité n’a pas vocation à se substituer systématiquement au propriétaire
Pendant ce temps, les animaux errants n’ont personne
Personne pour payer leur vaccination.
Personne pour financer leur stérilisation.
Personne pour assurer leur suivi.
Ce sont eux qui devraient constituer la priorité de l’action publique.
Vacciner un animal contre la rage est utile, mais cela ne règle pas la prolifération. Un animal vacciné peut continuer à se reproduire
Une politique cohérente doit donc associer vaccination, stérilisation, identification, suivi et lutte contre l’abandon.
C’est aussi une question d’argent public,
L’ONSSA est un établissement public. Lorsqu’une campagne est financée avec des ressources publiques, les citoyens marocains ont le droit de demander des comptes
Combien coûte cette campagne
Combien d’animaux ont réellement été vaccinés ?
Quel vaccin est utilisé
Quel suivi est prévu ?
t surtout: quelle part de l’argent public est consacrée aux animaux errants
C’est là que se situe le vrai problème
Au Maroc, de nombreux citoyens bénévoles continuent de nourrir, soigner, vacciner et stériliser des animaux errants avec leurs propres moyens.
Pendant ce temps, Fargent pubilic finance une campagne destinée à des animaux ayant déje un propriétaire.
Ce choix de priorité doit être expliqué
Avec la loi 19-25, les citoyens ont désormais le droit d’exiger autre chose que des annonces
Ils veulent des chiffres.
Ils veulent des résultats.
Ils veulent de la transparence.
Aux propriétaires d’assumer leurs animaux.À la puissance publique de prendre en charge ceux qui n’ont personne:
Et surtout : où va l’argent, pour qui, et avec quels résultats ?
C’est désormais la question centrale.
https://lnkd.in/p/eMv7PHNb
Laila Daif Journaliste – Correspondante internationale France-Maroc
